Les Garde-côtes américains ont mis en place un système de "reporting" qui doit faire envie à toutes les régions littorales--à consulter (lien ci-dessous)
http://www.deepwaterhorizonresponse.com
23 juin 2010
News from Florida: "we are worried sick, President Obama is very active but the amount of losses as calculated is for the present, no one mentions losses in years to come resulting from the leak, losses of jobs, wildlife...BP has been making moves at last, they tried to cover up the problems but the darn well is still leaking harder than ever...talk to you later..."
Nouvelles de Floride:" nous sommes très inquiets, le Président Obama est très actif mais les pertes du fait de la fuite sont calculées pour l'immédiat sans projections pour les années qui viennent: pertes d'emplois, de biodiversité...BP se bouge enfin, ils ont tenté de cacher les problèmes mais le foutu puits continue à fuir plus que jamais...à plus tard..."
31 mai 2010
Creuser un puits à 9 000 m sous l'eau ce n'est pas facile et ce n'est pas gratuit, le faire effondrer après et devoir en creuser un nouveau pour enlever la pression du premier que l'on vient de boucher: cela coûte très cher mais par rapport aux prévisibles dommages collatéraux c'est sans doute encore la meilleure solution à prendre sans attendre.
Cinq semaines plus tard, la situation s'est aggravée
Bientôt peut-être du pétrole gratuit à Cuba et dans la Caraîbe mais: sur les plages!
Le Petroleum Beyond et non le "Beyond Petroleum" des actionnaires de Sane BP.
27 mai 2010
May 24th2010
From Louisiana : "To us all it looks like they (BP) are going to do nothing about the floating oil, we don't know what they are doing below to stop the leak, they figure they won't pay for years and might as well save on the effort to skim the top oil and protect our shores and our businesses, we"ll get beans and they"ll get oil"
De Louisiane: il nous semble à tous que BP ne va rien faire concernant le pétrole en surface, nous ne savons pas ce qu'ils font en profondeur, ils pensent sûrement qu'ils ne vont rien payer pendant des années et pourquoi faire l'effort de récupérer le pétrole flottant et protéger nos côtes et nos entreprises ? Pour nous les noyaux de cerises et pour eux le pétrole"

19/05/2010
BP a annoncé hier que le nouveau système de pompage mis en place au dessus de la tête de puits d'où s'échappent quotidiennement 800.000 litres de pétrole permettait de récupérer 40% des hydrocarbures. En tout, l'équivalent de 5000 barils se répand chaque jour suite au naufrage de la plateforme de forage Deepwater Horizon, fin avril, au large de la Louisiane. Après avoir tenté de poser un couvercle de confinement, initiative qui s'est soldée par un échec, BP a décidé de placer une conduite dans le puits et de pomper le liquide pour l'amener, en surface, sur un navire collecteur.
Hier, toujours, les dirigeants du groupe pétrolier britannique se sont voulus rassurants quant aux conséquences de la marée noire. « Je pense que l'impact sur l'environnement de ce désastre sera très, très modeste », a estimé hier Tony Hayward, directeur général de BP. L'avis n'est évidemment pas partagé par les habitants des côtes américaines menacées par les immenses nappes de pétrole flottant à la surface du golfe du Mexique. Alors que d'importantes plaques d'hydrocarbures ont, aussi, été détectées à grande profondeur, il conviendra de voir quand et comment BP va faire cesser les fuites sur la tête de puits. Car, si 40% du pétrole sont désormais récupérés, 60% se déversent toujours dans la mer. Sans doute des raisons économiques d'économie de coûts, une vision illusoire et à court terme ? Car le problème n'est toujours pas résolu et si la justice américaine est diligentée et instrumentée par la Maison Blanche, la note pourrait être très considérable pour BP, rapidement condamné de manière non suspensive, à dédommager des dizaines de miliers d'habitants du littoral: retraités, pècheurs, industries de transformation, de restauration, de tourisme, sans compter la remise à un état "pre ante" des fonds compris dans la limite des eaux territoriales. Des conséquences financières qui devraient donner à réfléchir aux petits boucaniers du pétrole qui puisent actuellement sans autorisations.
17/05/2010
Le Président Barack Obama a gelé le programme de développement de forage en mer dévoilé le mois dernier. L'attribution de nouveaux permis de forage pétrolier au large des côtes américaines a été suspendue.
14/05/2010 Des questions se posent..
Attaque contre la biodiversité et contre les populations: le problème est-il grave à ce point ?
La biodiversité de la Louisiane est-elle vraiment en danger ?
Pourquoi aussi peu de vraie mobilisation, on se croirait revenu à l'après Katherina ?
Le Président Barack Obama a mobilisé hier soir la communauté scientifique américaine pour trouver des solutions.
Est-ce la première fois qu'un tel accident se produit ? 39 depuis 2007 dans la région
Qui est responsable: le constructeur, l'exploitant, le concessionnaire ? BP olaiderait actuellement coupable.
Est-il envisageable que BP perde sa concession de forage pour négligence et crime contre la Biospanersité ? Question ?
Ne sait-on plus concevoir un gros aspirateur ? A quoi ressemble donc une trompe d'éléphant ?
Comment concevoir un entonnoir, le lester suffisamment et le faire descendre à la verticale la hauteur de 30 Arcs de Triomphe?
Grave dilemne : comment piler la glace à distance ?
Ne peut-on répandre des produits absorbants en surface de manière à précipiter au fond le pétrole, quitte à le récupérer par la suite pour remettre la Nature presque en l'état ?
Pourquoi les spécialistes et les experts conseilleurs internationaux restent-ils aussi silencieux ? Attendent-ils la montée des enchères pour retrouver leurs facultés ?
Peut-on sans risques majeurs aller chatouiller les plaques à 9 000 mètres - sans risque de créer des dégagements de méthane en Alaska , en Chine ou ailleurs - sans risquer un effet syndrome: nous avons découvert l'effet domino, allons nous découvrir l'effet papillon.
La principale urgence à la Nouvelle Orléans et à Mobile semble rester comme le disent les cajuns de Louisiane "Stop the Black Pee so we may fish", d'autres résument: "Stop the BP vous salissez notre eau."
Informations d'il y a quinze jours
April 20th, 2010 "Day of the Black Pee"
:
De très importants moyens de lutte contre la pollution sont actuellement déployés au large de la Louisiane, menacée par une marée noire de dimensions monstrueuses suite au naufrage de la plateforme de forage Deepwater Horizon.
Mardi 21 avril au soir, la structure a été victime d'une explosion, qui a fait 4 blessés et 11 disparus (115 autres personnels ont été évacués). Fortement endommagée par la déflagration, la plateforme, a sombré , à 70 kilomètres au large de La Nouvelle-Orléans.
Les autorités américaines mettent désormais tout en oeuvre pour éviter une catastrophe écologique, le naufrage de la plateforme ayant provoqué des fuites d'hydrocarbures. Le Président Barack Obama qui s'est déplacé sur place a fait de la lutte contre cette pollution une priorité.
Construite en 2001 par les chantiers Hyundai Heavy Industries, la Deepwater Horizon appartenait à Transocean et était exploitée pour le compte de BP sur une opération de forage dans le golfe du Mexique. Longue de 121 mètres pour une largeur de 78 mètres et une hauteur de 41 mètres, elle était capable d'intervenir à sur des fonds de 2400 mètres et de forer à plus de 9000 mètres.
Après avoir choisi de mettre le feu au pétrole mais craignant des extensions de l'incendie, il aurait été décidé de procéder aux largages de grandes quantités de dispersants* marins du pétrole.*
Ci après quelques extraits des propos recueillis par Pierre Le Hir pour Le Monde lors d'un interview de Monsieur Frank Haeseler du département de géochimie de l'Institut français du pétrole (IFP) réalisé quelques jours après l'explosion de la plateforme,
D'après l'expérience d'accidents similaires, quelle pourrait être l'ampleur de la marée noire ?
"Les réservoirs de la plate-forme qui a sombré contenaient 40 000 m3 de pétrole." "C'est autant que la catastrophe de l'Exxon Valdez, le cinquième de celle de l'Amoco Cadiz," " Combien de temps faudra-t-il pour le colmater ?"" Un accident semblable s'est produit en Australie, en 2009, et la fuite n'a été arrêtée qu'au bout de 70 jours."
British Petroleum (BP) et les garde-côtes américains ont enflammé des portions de la nappe de pétrole, pour tenter d'enrayer sa progression. Est-ce une bonne solution ?
"C'est une technique qui n'est pas fréquemment utilisée et qui fait débat."
Pourquoi ?
En brûlant le pétrole, on génère des fumées très importantes. Elles sont dues au fait que la combustion est incomplète : pour qu'elle soit complète, il faudrait un apport d'oxygène. Or, ces fumées contiennent des hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP), qui sont des substances cancérigènes. On les trouve notamment dans la fumée des cigarettes. Si on met le feu à une nappe, ces produits se retrouvent non seulement dans les fumées, mais aussi dans les résidus pétroliers qui n'ont pas brûlé, ainsi que dans l'eau.
Indépendamment de cette pollution, brûler le pétrole est-il efficace ?
"Le pétrole" "a déjà passé une semaine en pleine mer. C'était au départ un pétrole brut très léger, de faible densité. Depuis, les hydrocarbures les plus légers se sont volatilisés, sous l'effet du vent et du soleil. Le pétrole résiduel s'est donc alourdi, il a été brassé par les vagues et il s'est mélangé à l'eau."
"Désormais, nous avons vraisemblablement affaire à une émulsion d'eau et d'huile\pétrole, qui contient probablement entre 50% et 70% d'eau. C'est ce que nous appelons dans notre jargon une "mousse au chocolat", en raison de sa consistance et de sa couleur marron. Si on l'enflamme, ce sont essentiellement les hydrocarbures à la surface de cette émulsion qui vont brûler, et pas ceux qui se trouvent à l'intérieur. Ce qui va former une sorte d'enveloppe autour de l'émulsion, qui deviendra beaucoup plus difficile à "casser". Du coup, les mécanismes naturels de volatilisation et de biodégradation vont être beaucoup plus lents, voire bloqués."
Il aurait donc fallu mettre en œuvre cette solution plus rapidement ?
Pour augmenter les chances de brûler une quantité importante de pétrole, il faut le faire le plus tôt possible, lorsque les hydrocarbures volatils sont encore présents et qu'il y a peu d'émulsion.
Qu'en est-il pour le brut qui continue de s'échapper du puits ? Celui-là est neuf et peut donc être traité… "Il faut aussi tenir compte du fait qu'une plate-forme de secours est arrivée sur le site lundi 26 avril, avec des hommes dessus, et qu'on ne peut donc pas mettre le feu à la légère, dans une zone où sont par ailleurs disséminées quelque 3 500 plates-formes pétrolières."
Brûler au fur et à mesure le pétrole qui remonte à la surface pourrait être une option."
* Mais il y en a d'autres : le confinement, le pompage, ou encore l'apport de phosphates et d'azote pour favoriser la biodégradation.
*Des produits dispersants validés par le Cedre (Centre de documentation, de recherche et d'expérimentations sur les pollutions accidentelles des eaux) pour un usage en mer contre les pollutions accidentelles par produits pétroliers. Ces produits liquides sont utilisés pour mettre le pétrole en suspension dans la masse d'eau et aider à sa dissémination, afin d'en accélérer la dégradation par le milieu naturel, en mer ou en eau douce. Ces dispersants marins ont fait l'objet d'une procédure de tests qui couvre leur efficacité (méthode NF.T.90-345), leur toxicité (méthode NF.T.90-349), leur biodégradabilité (méthode NF.T.90-346).

Le 6 juillet 1988, suite à un défaut de transmission d'instructions concernant l'entretien d'un compresseur, la plateforme pétrolière et gazière Piper Alpha située au large de l'Ecosse en mer du nord près du gisement Piper, explosait faisant 167 morts. La perte financière était évaluée à 3,5 milliards de dollars, son opérateur Occidental Petroleum était reconnu coupable d’avoir des procédures d'entretien insatisfaisantes.
L'industrie s'était alors engagée à mettre en oeuvre des procédures de sécurité très importante sur les plateformes pétrolières pour l'avenir. Qu'en est-il aujourd'hui ?
Sources:
2424actu
Mer et Marine -19/05/2010
Crédits :US COAST GUARDS
Sources: Wall Street Journal, Tuesday, May 11, 2010
Le Monde
Wall Street Journal
Michel Le Tondu-La Fayette La
CEDRE
La question est posée par des mineurs non pétroliers de savoir pourquoi le puits n'a pas été pétardé en profondeur de manière à créer un bouchage du puits par la roche ainsi effondrée elle-même (ce qui d'après eux est pratiqué lors de dégagements de gaz).Mis à jour (Samedi, 26 Juin 2010 13:05)


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